Éleveuse de lapins au quotidien

3 octobre 2016
éleveuse de lapins visuel

Le CLIPP (Comité Lapin Interprofessionnel pour la Promotion des Produits français) a édité, sous forme de BD, le témoignage de Marylène, éleveuse de lapins dans la région nantaise. Découvrez le quotidien d’une éleveuse de lapins en France.

Marylène Dupuis est éleveuse de lapins dans la région nantaise depuis 10 ans avec son mari Simon. Ils possèdent un élevage de 600 lapins. C’est un élevage de taille moyenne mais qui permet d’assurer le revenu d’un personne travaillant à temps plein. Le couple est aussi propriétaire de 70 vaches laitières et possède une petit production de blé, de colza et des prairies.

eleveuse-lapin-bd-1Marylène et Simon élèvent leurs lapins avec beaucoup d’attention et de rigueur. Ils font attention au confort, à l’hygiène, mettent en ouvre de bonnes pratiques d’élevage avec une alimentation appropriée de la naissance jusqu’à la vente.

Leurs lapins sont issues d’un croisement obtenu de deux races sélectionnés pour produire une très bonne viande. L’élevage se conduit en deux phases et dans deux bâtiments différents : la reproduction dans une salle réservée à la maternité avec les lapines et leurs petits et une autre salle pour la croissance des lapins après le sevrage.

Et pour l’éleveuse de lapins, l’hygiène est la règle numéro 1 de son métier. N’entre pas qui veut dans un élevage de ses animaux ! L’accès des bâtiments d’élevage est limité et sécurisé pour réduire au maximum les risques de transmission de maladies.

Dans la salle de la maternité, règne le plus grand silence. Cela n’empêche pas Marylène de mettre parfois de la musique douce, pour que les lapins soient plus détendus.

Les clapiers ont été remplacés par des cages au sol grillagé depuis une quarantaine d’années. Tout est fait pour assurer le meilleur confort aux animaux. Les lapines restent en contact en leurs petits et le lait maternel est la seule nourriture des lapereaux jusqu’à 18-20 jours. A partir de 20 jours, ils commencent à manger de l’aliment solide sous forme de granulés.

Une éleveuse de lapins qui ne laisse rien au hasard

Après un bon mois, quand les lapereaux sont sevrés, ils sont transférés dans le 2ème bâtiment. Ici, tout est également contrôlé : air, eau et nourriture. Marylène ne laisse rien au hasard pour la bonne santé de ses lapins. Les animaux sont également vaccinés pour les protéger des maladies. Les jeunes lapins sont élevés en groupe, pour favoriser les jeux et les comportements sociaux. Là où le climat le permet, on peut aussi installer les cages en plein air.

éleveuse-lapin-bd-2Et Marylène n’hésite pas à diversifier la nourriture de ses lapins pour leur apporter tout ce dont ils ont besoin : colza et tournesol pour les protéines et les fibres; de l’huile pour les lipides. Elle leur donne également de la luzerne. Très riche en fibres, protéines, vitamines et minéraux, les lapins en raffolent. Il y a ensuite la betterave utilisée pour sa pulpe, riche en fibres… comme celle des pépins de raisin. Les céréales, comme le blé, l’orge ainsi que les pois riches en amidon fournissent de l’énergie à l’animal. Le son de blé apporte un supplément de fibres.

Les lapins sont très utiles pour « recycler » dans leur alimentation ce qu’on appelle des co-produits (ce qui reste d’une production destinée aux autres animaux ou à l’alimentation humaine) : son de blé (après extraction de la farine), tourteaux de colza ou de tournesol (après pression de l’huile), pulpe de raisin (jus)…

Les lapins vivront dans ce second bâtiment pendant 35 à 40 jours jusqu’à la vente. Après un nettoyage et une désinfection de fond en comble, Marylène et son mari seront prêts pour redémarrer un nouveau cycle d’élevage.

En savoir plus :

La BD édité par le CLIPP (Comité Lapin Interprofessionnel pour la Promotion des Produits français)

Le métier d’éleveur de lapin.

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